Glanés au fil des jours et des nuits, quelques haïku tirés de mes carnets de saison…
Janvier
Marche dans la rue / Et va labourant la ville / Promeneur d’hiver
Ils marchent tous tête basse / Regardant leurs pieds / Leur seul horizon ?
Soleil d’hiver gris froid / L’oiseau trille puis se tait / Plus fort le silence
Ce petit pan de mur jaune / Salle d’hôpital / Rien à voir avec…
Vert dans la prairie / A l’infini se déploie / Pas âme qui vive
Et si j’étais un oiseau / Au fait le saurai-je ? / Le propre de l’homme
Février
Flèche de Notre-Dame / Mouettes – du haut du ciel / Le bruit de la mer
Ah, c’est un miracle ! / Les canards marchent sur l’eau / Ruse de l’hiver
Lourd et entêtant / Cet air d’opéra / Le parfum de ma voisine
Un pigeon trois étourneaux / Picoraient ensemble / Début de la fable
Le pêcheur attend / Le goujon surveille / Qui cèdera le premier ?
Lune cristalline / Perdue dans le vaste ciel / Nos deux solitudes
Mars
Les arbres tordus / Se désolent de leurs feuilles / Un si long hiver
Il est inspiré / Le flûtiste du matin / Merle sur sa branche
Pieds en éventail / Je goûte le soir / Dans mon verre de whisky
Nuit passée au noir / Plus de lune ni d’étoiles / Leçon de ténèbres
Avril
Sur le carré d’herbe / Primevères en pointillé / Un tapis persan
Douce heure du soir / Le temps se fige – Immobile / Je retiens mon souffle
Bruit de la tondeuse / Pourquoi coupes-tu les fleurs ? / Bruit de la tondeuse
Le TGV file / Un talus de genêts jaunes / Souvenir d’enfance
