Une écharpe rouge / un parapluie écossais / nuit de novembre
A l’ami Victor / emporté sur ses deux roues / vers la piste aux étoiles

De nuit et d’or / piqueté d’étoiles / mon ciel de lit
Ecrire, écrire / surtout pas de point final / laisser respirer
Toussaint 2025, ce haïku de l’an dernier, même époque, toujours d’actualité, hélas…
La nonagénaire / son carnet d’adresse / les allées du cimetière
Menu du soir / pâtes de riz au soja / et vent d’automne
Automne
On reste là, coi / chacun devant son café / on tombe avec les feuilles
J’erre / dans les oublis de ma mémoire / perdu en ville
De si beaux yeux / mon cœur fond / ma glace aussi
L’univers est un grand mystère / dit-il en regardant / un carré de poireaux
Jean Antonini
variante personnelle
L’esprit est un grand mystère / dit-il en écoutant / un carré d’imbéciles
A défaut de chien / je fais prendre l’air / à ma solitude
Les pins noirs se balancent / ils chantent avec les oiseaux / la douceur du soir
Bords de Loire / promenade en amitié / douceur angevine
