Les palmiers en plumeau
époussettent le ciel –
passer l’aspirateur
Heureux
d’être en vie
je puise de l’eau.
Toute la journée / Sans un mot / Le bruit des vagues
Et maintenant / de quel côté aller ? / le vent souffle
Une pierre pour oreiller
J’accompagne
Les nuages
Nul chemin / hors celui-ci / je marche seul
Taneda Santōka (1882 – 1940)
Au fond du cabas / le chapeau de ma grand-mère / dix ans déjà
Frêle perce-neige / console-moi de mes peines / chante le printemps

Livre refermé / flotte en l’air et dans la tête / l’écume des pages
Sur ton chemin / la texture du silence / au cœur du désert

2025, année du serpent de bois
Le serpent s’esquiva / mais le regard qu’il me lança / resta dans l’herbe
haïku de Takahama Kyoshi, 1874-1959

Sur son visage / caresse invisible / la grâce et le rêve
Il faut finir une chose / pour qu’une autre / puisse commencer
Il lui sourit triste –
Ô vert paradis perdu
des collines
Année nouvelle !
Bon bout d’an ! / boudin blanc / menu du jour de l’an… 🙂
Au gui l’an neuf / accueillez l’Oiseau Bleu / esprit dans l’Ouvert
Si tu t’interroges / allons, regarde le ciel / et va ton chemin
